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A la loupe

  • Les dauphins de la terre

    Dernièrement, j'ai nagé avec des dauphins à Cannes dans le sud, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça m'a marqué : les dauphins se sont montrés très sympathiques, et j'ai pu rester avec eux un bon moment. Rendu curieux, j'ai voulu en apprendre plus sur ces sublimes bestiaux, et je dois dire que j'ai été épaté par ce que j'ai appris. Je savais depuis belle lurette que les dauphins étaient des mammifères, mais je ne savais pas ce que ça voulait vraiment dire. Cela veut déjà dire que le dauphin n'est pas un poisson comme les autres. La preuve : il retient sa respiration quand il nage ! En fait, il ne peut pas subsister plus de 5 minutes dans l'eau sans remonter à la surface chercher de l'oxygène ! Ensuite, la femelle n'a qu'un seul enfant à chaque fois. Ce qui est, là aussi, très différent des autres poissons. Elle le garde dans son ventre pendant 11 mois, et l'allaite en moyenne pendant 8 mois. Mais la chose qui m'a vraiment troublé, ça reste son origine. Il y a 60 millions d'années, les ancêtres de Flipper évoluaient en effet... à même le sol ! Cet ancêtre était un quadrupède couvert de poils et doté de sabots. Vivant près des côtes, il se nourrissait de poissons et d'amphibiens. Néanmoins, un extraordinaire bouleversement climatique a un jour déclenché l'extinction de nombre d'espèces. En vue de survivre, le mésonyx a rejoint la mer ; son corps s'est progressivement transformé pour s'accorder à ce nouvel environnement : ses pattes avant se sont converties en nageoires, ses pattes arrière ont disparu, et ses narines sont allées vers le sommet du crâne pour que le dauphin soit en mesure de respirer sans sortir la tête hors de l'eau. C'est pour ça que les dauphins ont les caractéristiques des mammifères : c'est leur origine terrestre qui explique pourquoi ils sont pourvus de poumons, ne pondent pas d'oeufs, et allaitent leurs petits comme le chat, le chien ou l'homme ! Au passage, si vous avez toujours voulu savoir ce que ça faisait que de nager avec des dauphins, je vous recommande l'expérience ! Voilà le site où j'ai trouvé la mienne. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de cette expérience de nage avec les dauphins à Cannes.

  • L'impunité en Argentine

    En Argentine, des procès publics ont été organisés pour juger les crimes contre l’humanité perpétrés sous le régime militaire entre 1976 et 1983. Entre 2006 et décembre 2016, 173 jugements ont été rendus, portant à 733 le nombre total de personnes condamnées. En mai, un verdict historique a été rendu dans l’affaire de l’opération Condor, un plan coordonné des services de renseignement lancé dans les années 1970 par les régimes militaires qui gouvernaient alors de fait l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, le Paraguay et l’Uruguay. Reynaldo Bignone, président de facto de l’Argentine à l’époque, a été condamné à 20 ans de réclusion. Quatorze autres responsables militaires ont été condamnés à des peines d’emprisonnement. En août, un jugement a été prononcé dans l’affaire emblématique de La Perla, concernant des centres de détention clandestins dans la province de Córdoba : 28 personnes ont été condamnées à la réclusion à perpétuité. Neuf peines allant de deux à 14 ans d’emprisonnement ont également été prononcées, et six personnes ont été acquittées. La commission bicamérale créée en 2015 par la Loi n° 27.217 pour identifier les acteurs économiques et financiers ayant collaboré avec la dictature militaire n’avait toujours pas été mise en place en décembre. L’audience publique du procès pour entrave à l’enquête sur l’attentat perpétré en 1994 contre l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA), dans lequel 85 personnes avaient été tuées, se poursuivait. L’exprésident Carlos Menem, un ancien juge et d’autres anciens fonctionnaires de haut rang se trouvaient parmi les accusés. Le principal dossier lié à cet attentat était au point mort depuis 2006. En août, le parquet chargé de l’affaire a reconnu Augusto Daniel Jesús comme étant la dernière victime non encore identifiée.

  • L’implantation culturelle

    Au-delà d’études d’impact conjoncturelles comme celles évoquées ci-dessus, l’existence d’une corrélation structurelle entre la présence d’une implantation culturelle et le développement économique et social d’un territoire à long terme n’a jamais été démontrée au moyen d’une étude de synthèse partant d’un panel diversifié d’équipements. Pour effectuer cette démonstration, la mission a choisi de sélectionner des territoires ayant bénéficié d’implantations culturelles et de comparer l’évolution de variables socioéconomiques dans ces territoires à des territoires aux caractéristiques similaires mais dépourvus d’une telle implantation. Cette démarche s’inspire librement de la méthodologie que l’Insee a mise en place pour évaluer l’impact à venir de l’implantation du Louvre-Lens sur son environnement territorial24. Dans un premier temps, la mission a cherché à identifier des territoires ayant bénéficié d’implantations culturelles au cours de la dernière décennie. Pour cette première phase, la mission s’est reposée de manière extensive sur le réseau des directions régionales de l’action culturelle (DRAC), afin d’identifier des territoires dotés d’équipements culturels, de monuments ou de manifestations récurrentes (musée, ouverture au public d'un monument, salle de spectacle y compris de musiques actuelles, médiathèque, cinéma, grand magasin spécialisé, festival, etc., qu'ils soient privés ou publics) créés, implantés ou ayant bénéficié d’un essor particulier entre 1996 et 2008 dans des territoires suffisamment identifiables (ville petite ou moyenne, y compris en agglomérations, zone rurale à identité géographique forte) et suffisamment éloignés d'une offre culturelle abondante pour qu'une éventuelle évolution des indicateurs socioéconomiques puisse plausiblement être attribuée au moins partiellement à la dite implantation, ce qui a conduit à un effectif d'étude centré sur des communes petites et moyennes. L’échelon territorial pertinent d’analyse retenu a été le « bassin de vie », c’est-à-dire le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants. Au total, 43 bassins de vie « culturels » ont été sélectionnés : cet échantillon ne se prétend donc pas représentatif, mais il reste une base solide de travail. Une fois la liste établie, la mission a classé les bassins selon une typologie croisant la taille (petit/moyen) et la localisation (littoral, montagne, urbain, rural).