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A la loupe

  • Vienne en hélico

    De passage à Vienne pour une journée (pour le travail, malheureusement), et n'ayant pas le temps matériel pour découvrir tous ses trésors, j'ai décidé de tous les découvrir d'un coup, lors d'un vol en hélicoptère au-dessus de la ville. A défaut d'avoir pu voir ses richesses de près, j'ai ainsi pu en avoir une vue d'ensemble. Lors de cette visite touristique un peu étrange, un édifice en particulier a cependant attiré mon attention : le fameux opéra de Vienne. Amateur de musique classique que je suis, c'est évidemment sur lui que mon regard est resté fixé, saisi à l'idée de toutes les représentations qui s'y sont jouées. Et comme le pilote était également un fin connaisseur de sa ville, j'ai pu bénéficier d'un cours d'histoire en plein ciel sur le bâtiment. :) A bien des égards, celui-ci constitue d'une certaine manière le coeur culturel de Vienne depuis 150 ans. En 1857, l’empereur François-Joseph annonça d‘ambitieuses transformations pour sa capitale, dont la création de boulevards et d'un certain nombre de bâtiments publics. Vienne avait déjà une réputation d‘excellence du point de vue de la musique : il lui fallait donc un opéra capable de rivaliser avec ceux de Vienne et de Milan (celui de Paris n'était alors qu‘en projet). Les travaux du Staatsoper (« opéra d’Etat ») débutèrent en 1863 pour s'achever en 1869. L'édifice se dressait sur le Ring, un immense boulevard circulaire entourant le cœur de la ville, et ponctué de superbes immeubles. Le « Théâtre d'opéra de la cour impériale et royale » (c'est ainsi qu’on l‘appelait à l'époque) eut pour architectes Eduard Van der Nüll et August Sicard von Sicardsburg qui avaient remporté le concours d’attribution en 1858. Les deux hommes ne virent cependant pas la fin des travaux, puisque tous deux moururent prématurément en 1868. Leur réalisation avait en outre été sévèrement critiquée par les habitants de la ville, mécontents de l’aspect néo-Renaissance du Staatsoper. L'opéra fut cependant inauguré le 25 mai 1869 et la première œuvre jouée fut le Don Giovanni de Mozart. Les splendides colonnades érigées tout le long du Staatsoper n’ont pour égal que l’impressionnant foyer et le majestueux escalier. La Gobelinsaal, salon décoré de belles tapisseries des Gobelins représentant des scènes de La Flûte enchantée, porte aujourd’hui le nom du compositeur Gustav Mahler. Il y a également un salon de thé où François-Joseph recevait ses hôtes durant l‘entracte. Le Staatsoper fut très endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, mais fidèlement restauré et rouvert le 5 novembre 1955 avec une représentation du Fidelio de Beethoven. Au final, mon seul regret aura été de ne pas être resté assez longtemps pour profiter d'une représentation. Qu'importe, ce n'est que partie remise. Et en attendant d'y retourner, j'ai décidé de m'offrir un autre vol en hélicoptère, la première fois m'ayant bien plu. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce de baptême en hélicoptère à Vienne.

  • Le retard des avocats français en matière de lobbying

    Le terme lobbying, expression universelle, colporte aujourd'hui encore l'image d'une activité frisant la compromission : le Robert Collins ou le Harrap's Shorter ne mentionnent-ils pas sous ce terme les « manœuvres» ou « intrigues de couloir»? Cette connotation remonte aux origines du terme : le « lobbying» vient du mot lobby et désigne les lieux de passage des parlementaires allant débattre et voter. L'image du lobbying est donc celle de ces arpenteurs de vestibules, tâchant d'influencer au vol quelque parlementaire, en dehors des lieux officiels de débat. « À Bruxelles, le lobbyiste a pignon sur rue, alors qu'en France, il se pratique en catimini, un soir de pleine lune dans un restaurant parisien», déclarait le parlementaire européen G. Savary à propos de cette activité de lobbying qui, récemment, n'a pourtant pas cessé de mobiliser entreprises, institutions et avocats. Or, le contenu de l'activité de lobbying est en réalité bien distinct de l'image que son appellation évoque. Dans la mesure où les capacités que le lobbying requiert rappellent largement celles de l'avocat, cette fonction semblerait pouvoir, à condition de présenter pleinement ses réels attraits, s'inscrire naturellement au nombre des missions de ce dernier. Mais du fait du déficit d'image du lobbying en France et de la différence de perception qu'en ont les avocats des pays anglo-saxons, les avocats français sont en retard dans ce domaine. D'une manière générale, la culture et la pratique françaises du lobbying sont moins mûres que celles des pays anglo-saxons. Ce qui manque cependant aux avocats français, aux dires des spécialistes du lobbying, c'est une réflexion véritablement européenne pour faire avancer les intérêts de leurs clients français. Pour emporter l'avis de la Commission européenne dans un dossier, il est souvent nécessaire de provoquer des réactions dans les États membres et donc d'avoir une stratégie véritablement européenne pour faire avancer des intérêts qui peuvent n'être que français. Ainsi, en matière agricole, des batailles franco-françaises peuvent se gagner en mettant en avant les implications que pourrait avoir la décision de la Commission en Espagne et en Italie. Il y a également une habitude française consistant à attendre une intervention de l'État pour défendre des intérêts privés au lieu de commencer par se défendre soi-même. Quand l'avocat lobbyiste français entre en action, il est souvent trop tard pour peser sur des décisions déjà prises. Enfin, les autres lobbyistes européens constatent que les français cherchent souvent à viser trop haut dans la hiérarchie des décisionnaires. En ne voulant parler qu'aux seuls responsables, les avocats français négligent les fonctionnaires opérationnels ou les comités techniques alors que ces derniers sont très importants dans le processus décisionnel. 235.19 Association des avocats lobbyistes (AAL). Conscients de l'importance des enjeux du lobbying et du rôle que peuvent y jouer les avocats, des cabinets se sont groupés pour promouvoir et expliquer cette activité. Ainsi en juin 2011, les cabinets d'avocats Jeantet Associés, August & Debouzy, Granrut Avocats, Lexidia Société d'avocats et Vogel & Vogel ont créé la première association des avocats lobbyistes en France. Son objet est de promouvoir le rôle des avocats dans la représentation d'intérêts et de contribuer à la professionnalisation de cette activité. L'AAL souligne sa volonté de voir les avocats se positionner en coopération avec les lobbyistes professionnels, de promouvoir une méthodologie pour guider les avocats dans leurs initiatives de lobbying et de les aider à se revendiquer comme lobbyistes auprès de leurs clients.

  • Quand tu vas à Stockholm

    A l'occasion d'un meeting à Stockholm la semaine dernière, j'ai suivi un échange assez préoccupant sur les futures élections américaines, et plus particulièrement sur la victoire éventuelle de Donald Trump. Car cette dernière est en effet tout à fait possible. Ces dernières semaines, tous les gens de pouvoir s'emploient en effet à dézinguer à tout-va le candidat dont personne ne s'inquiétait il y a encore un an. Quelle que soit leur couleur politique, tous se liguent contre lui, et espèrent ainsi faire barrage au rebelle milliardaire. Pourtant, c'est peut-être la meilleure manière de lui faire une piste bien dégagée vers la victoire. Pourquoi ? Tout simplement parce que Trump est avant tout le représentant de tous les déçus du système. C'est pourquoi plus les élites se montreront virulentes envers lui, et plus les mécontents désireront voter pour lui. En croyant lui nuire, les personnalités publiques ne font donc sans doute qu'apporter du grain à moudre au milliardaire. C'est un phénomène similaire qui est d'ailleurs manifeste en France depuis plus d'une décennie. Les élitent n'appellent en effet plus tant à voter pour des idées qu'à voter contre quelqu'un. Et cette méthode contribue à chaque fois à faire avancer le front national, qui propose un programme concret plutôt qu'une simple négation des autres programmes. Peu importe, du reste, que ce programme soit carrément burlesque si on s'attarde sur ses propositions concrètes. Si un politique passe plus de temps à disséquer le programme d'un autre qu'à mettre en avant son propre programme, alors c'est le Front National qui, au final, asseoit ses appuis. De fait, l'élite qui condamne fait souvent ce qu'il faut pour contribuer à ce que le pire arrive. Quoi qu'il en soit, à mesure que la date inéluctable approche, je vous suggère de vous préparer à l'élection de Trump. Même si les sondages sont pour l'heure en faveur d'Hillary, ces derniers ont largement failli jusque-là à prévoir l'arrivée d'un candidat aussi improbable que Trump ! Ce meeting était décidément très réussi. A tel point que je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupé : j'ai trouvé son organisation particulièrement sérieuse. Encore plus d'information sur l'organisation de séminaire à Stockholm en cliquant sur le site internet de l'organisateur.