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  • Brexit : les lords retardent le gouvernement britannique

    La Chambre haute du Parlement, non élue, a voté contre le gouvernement, adoptant un amendement à la loi sur l'article 50 au sujet de la sortie de l'UE. Il prévoit de garantir le droit aux citoyens européens résidents dans le pays depuis plus de cinq ans d'y rester. Sur la longue et pénible route du Brexit, le vote des lords ce mercredi soir ne représente qu’un petit caillou dans la chaussure du gouvernement de Theresa May. Mais c’est un caillou gênant, même s’il ne remet nullement en cause le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le gouvernement britannique entend toujours invoquer l’article 50, qui donnera le coup d’envoi des négociations sur la sortie de l’UE, avant la fin mars. Simplement, l’adoption de la loi lui permettant de le faire risque d’être un peu retardée. La Chambre haute du Parlement, non élue, a voté contre le gouvernement en adoptant un amendement à la loi sur l’article 50. Cet amendement prévoit de garantir le droit des citoyens européens, résidents au Royaume-Uni depuis plus de cinq ans, à rester dans le pays, sans changement dans leur situation. Les lords, parmi lesquels les conservateurs ne possèdent pas la majorité, ont adopté l’amendement à 358 voix contre 256. La loi avait été votée une première fois à la Chambre des communes, sans aucun amendement. Le gouvernement s’était opposé à un amendement du même type en arguant qu’il ne pouvait garantir le statut des citoyens européens présents au Royaume-Uni sans qu’il y ait réciprocité immédiate des 27 pays membres en ce qui concerne les Britanniques qui vivent dans l’UE. Un peu moins de trois millions d’Européens vivent au Royaume-Uni, alors qu’1,2 million de Britanniques sont installés dans l’UE. La question du statut des citoyens européens au Royaume-Uni est depuis plusieurs semaines au cœur des discussions. Plusieurs cas d’Européens, mariés à des Britanniques, vivant depuis des années au Royaume-Uni et qui se sont vus refuser un droit de résidence, ont provoqué l’inquiétude. Les lords, qui ont débattu toute l’après-midi, parfois de manière très virulente, ont estimé qu’il était de leur devoir «moral» de rassurer unilatéralement les citoyens européens. Le gouvernement n’est toujours pas convaincu. Quelques minutes après le vote, un porte-parole du ministère pour la Sortie de l’UE a indiqué que le gouvernement était «déçu» et a rappelé que la loi sur l’article 50 «a un but simple – concrétiser le résultat du référendum et permettre au gouvernement de se plonger dans les négociations». La conséquence du vote des lords consiste au début d’un jeu de ping-pong. La loi retourne désormais à la Chambre des communes, où elle doit être réexaminée. Les conservateurs, majoritaires dans cette chambre, ont d’ores et déjà indiqué leur intention de voter pour supprimer cet amendement. Le Labour, qui en première lecture avait voté avec les conservateurs contre l’amendement, a annoncé que cette fois-ci qu’il voterait pour le garder. Mais ces voix ne devraient pas suffire à empêcher son retrait.

  • Il ira au bout de ses rêves

    Aujourd'hui, j'aimerais poser une question qui peut, a priori, sembler excessive : François Fillon est-il fou ? Mais la question question me semble carrément légitime, au vu des derniers événements. On parle tout de même d'un ancien premier ministre qui s'obstine à maintenir sa candidature, malgré le fait que tout le monde lui dise d'arrêter les frais. Il est soupçonné d'avoir créé des emplois fictifs ? Il persiste. Il ne peut faire un pas sans entendre des opposants ? Il persiste. Il est convoqué par les juges ? Il insiste. Tout s'écroule autour de lui ? Il maintient sa candidature ! Chaque estocade le rend plus agressif. Il veut faire passer ça pour de l'héroïsme, il se définit comme un guerrier. Mais toutes ses décisions de ces dernières semaines ne vont-elles pas à l'encontre du pays ? Quand il poursuit sa campagne en réagissant aux accusations par le mépris, il offense la France, et ce jusque dans la presse internationale. Quand monsieur Propre méprise l'engagement qu'il avait pris au JT, il met à mal tous les élus. Cette confiance était déjà faible, , et n'avait certainement pas besoin d'un Fillon. Lorsqu'il parle de complot fomenté par Bercy, il fait preuve d'une irresponsabilité hallucinante : c'est le système démocratique dans son intégralité qu'il envoie promener. Et quand il prend sur lui de monter une manif' en signe de résistance alors que les élus le lâchent, il est bien pire qu'un Donald Trump ! Alors la question se pose : pourquoi François Fillon ne renonce-t-il pas ? Entend-il tenir jusqu'à la date limite où plus aucun candidat ne pourra prendre sa place ? Compte-t-il décrocher l'immunité que lui procurerait le poste de président ? Croit-il franchement qu'un homme qui bafoue le droit, revient sur sa parole et diffame les juges peut être approprié ? Une chose est certaine, d'après moi : L'eunuque (le doux nom dont l'a affublé Sarkozy) est la pire chose qui soit pour les LR.