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  • L’implantation culturelle

    Au-delà d’études d’impact conjoncturelles comme celles évoquées ci-dessus, l’existence d’une corrélation structurelle entre la présence d’une implantation culturelle et le développement économique et social d’un territoire à long terme n’a jamais été démontrée au moyen d’une étude de synthèse partant d’un panel diversifié d’équipements. Pour effectuer cette démonstration, la mission a choisi de sélectionner des territoires ayant bénéficié d’implantations culturelles et de comparer l’évolution de variables socioéconomiques dans ces territoires à des territoires aux caractéristiques similaires mais dépourvus d’une telle implantation. Cette démarche s’inspire librement de la méthodologie que l’Insee a mise en place pour évaluer l’impact à venir de l’implantation du Louvre-Lens sur son environnement territorial24. Dans un premier temps, la mission a cherché à identifier des territoires ayant bénéficié d’implantations culturelles au cours de la dernière décennie. Pour cette première phase, la mission s’est reposée de manière extensive sur le réseau des directions régionales de l’action culturelle (DRAC), afin d’identifier des territoires dotés d’équipements culturels, de monuments ou de manifestations récurrentes (musée, ouverture au public d'un monument, salle de spectacle y compris de musiques actuelles, médiathèque, cinéma, grand magasin spécialisé, festival, etc., qu'ils soient privés ou publics) créés, implantés ou ayant bénéficié d’un essor particulier entre 1996 et 2008 dans des territoires suffisamment identifiables (ville petite ou moyenne, y compris en agglomérations, zone rurale à identité géographique forte) et suffisamment éloignés d'une offre culturelle abondante pour qu'une éventuelle évolution des indicateurs socioéconomiques puisse plausiblement être attribuée au moins partiellement à la dite implantation, ce qui a conduit à un effectif d'étude centré sur des communes petites et moyennes. L’échelon territorial pertinent d’analyse retenu a été le « bassin de vie », c’est-à-dire le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants. Au total, 43 bassins de vie « culturels » ont été sélectionnés : cet échantillon ne se prétend donc pas représentatif, mais il reste une base solide de travail. Une fois la liste établie, la mission a classé les bassins selon une typologie croisant la taille (petit/moyen) et la localisation (littoral, montagne, urbain, rural).