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  • Un besoin de sensations fortes

    La semaine dernière, je me suis rendu à Namur pour un baptême de voltige aérienne. J'ai adoré chaque seconde passée là-haut, mais j'ai commencé à me demander si je n'étais pas un peu bizarre, quand même. Je ne comprenais pas pourquoi les manèges et les films d'horreur me plaisent autant. Alors j'ai fouillé à gauche et à droite pour savoir pourquoi la peur attire certaines personnes. Et à vrai dire, c'est parfaitement rationnel : la peur a en effet apparemment certains effets positifs non négligeables ! Avant tout, elle apaise l'inquiétude. En effet, à partir du moment où on a peur, on est concentré et dans le moment présent. On ne pense donc plus aux multiples tracas du quotidien. Cette sensation permet donc avant tout de quitter sa vie quotidienne l'espace d'un instant. De la même manière, les films d'horreur permettent d'éprouver des sensations fortes qui se basent sur la fiction et de mettre de côté d'autres événements plus réels. Ensuite, la peur délivre du plaisir. En effet, sous le coup de la peur, plein de réactions chimiques ont lieu à l’intérieur de l'organisme, ce qui aboutit à la circulation d’hormones telles que l’adrénaline. Et ce cocktail chimique délivre du plaisir quand la personne ne court pas un réel danger. Ces composants chimiques sont tellement géniaux que certaines personnes comme moi sombrent dans l'addiction. En outre, la peur est source de liens entre les êtres. Des chercheurs croient même que la peur permet d'amplifier l’attirance entre 2 personnes ayant partagé une situation de peur. Et c'est une réalité : tous les sports riches en adrénalines que j'ai été amené à tenter avec ma moitié font partie des souvenirs auxquels nous sommes tous deux très attachés. Bref, si vous avez besoin de vous déstresser, soignez-vous à coup de sensations fortes ! Je vous invite d'ailleurs à jeter un coup d'oeil sur le site par lequel je suis passé pour cette expérience de voltige aérienne. A lire sur le site de ce vol en avion de voltige aérienne à Namur.

  • La création d’entreprise

    La création d’entreprise véhicule un certain nombre d’images portant sur un entrepreneur indépendant, dynamique, créateur d’emplois et de richesses dont la réhabilitation dans les années 80 est allée de pair avec la stabilisation d’un phénomène de chômage de masse. Pourtant à l’examen de l’évolution du nombre d’indépendants sur une série longue, on se rend compte que le modèle du travailleur indépendant régresse par rapport au modèle salarial dominant: les non salariés ayant vu leur part réduire de moitié sur les quarante dernières années. Bien sûr, le travail indépendant perdait pied au profit du travail salarié principalement dans les années 60 et 70, mais nous souhaitons faire remarquer que la (ré)apparition, depuis une quinzaine d’années, du thème de la création d’entreprise traduit, en fait, une forte demande sociale que l’on fait porter à l’entrepreneuriat, plus qu’une réalité qui admet le salariat comme modèle dominant de cette fin de siècle. Mais l’association entre le travail indépendant (des personnes non salariées exerçant à leur compte et des chefs d’entreprise) et une création d’entreprise (unité produisant des biens et fournissant des services destinés à être vendus sur le marché et jouissant d’une autonomie de décision), n’est-elle pas abusive? En effet, ce glissement d’un individu à une entité ne va par de soi et on peut se demander si la personne exerçant une profession libérale est un créateur d’entreprise et si l’artisan, au savoir-faire difficilement transmissible, laisse derrière lui une unité dissociable de sa personne, l’inscription au fichier SIRENE ne garantissant pas, elle non plus, la survie d’une entreprise avec des taux d’échec de 50% à 5 ans, stables dans le temps. Au vrai, l’engouement de la fin des années 80 semble retombé et l’on réalise qu’une idée d’affaire portée par un individu volontaire est insuffisante pour faire naître une entité juridique nouvelle qui perdurera au-delà de son fondateur, le travailleur indépendant n’étant pas synonyme d’entité collective et des intentions de projet de création ne suffisant pas pour qu’une création d’entreprise se réalise. En fait, l’entreprise nouvelle, au-delà de ce qu’on attend d’elle, constitue surtout un terrain d’expérimentation privilégié où l’on assiste à l’adoption d’un projet individuel par un collectif composé des différents acteurs du processus qu’ils soient le fondateur, les salariés s’ils existent, les clients et fournisseurs ainsi que les diverses parties prenantes. C’est aussi l’occasion unique d’examiner la concrétisation des intentions des acteurs, des idées vagues aux ambitions clairement affichées prenant corps et les intentions se transformant en réalisations.